Allongement du délai d'IVG : la réforme dont Macron ne voulait pas

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L’Assemblée nationale a adopté, tard dans la nuit de mardi à mercredi, une proposition de loi prolongeant de 12 à 14 semaines le délai légal de l’interruption volontaire de grossesse. Très critiquée à droite, la proposition de loi ne faisait pas non plus l'unanimité au sein de la majorité. Notre éditorialiste Nicolas Beytout revient sur la curieuse histoire de cette loi qui doit encore passer par le Sénat.

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2.000 femmes concernées par an

Il y a plus d’un an, une partie de la majorité (en fait son aile gauche) s’est émue de la situation des femmes qui, chaque année, veulent avorter mais ne le peuvent pas parce qu’elles ont dépassé le délai légal des 12 semaines de grossesse. Elles seraient environ 2.000 à être concernées. Quelques-unes renoncent, d’autres vont se faire avorter à l’étranger, notamment aux Pays-Bas où l'IVG est autorisé jusqu'à 22 semaines.

Qu’à cela ne tienne, pour mettre fin à cette situation de détresse, l’idée des députés (largement cornaqués par des groupes de militantes féministes) est simple : on allonge le délai de deux semaines (et donc, pour être clair, on fait passer la limite légale de 3 mois à 3 mois et demi). Une première proposition de loi est votée en ce sens, mais elle est retoquée au Sénat dans des conditions assez ubuesques : les sénateurs La République en Marche n’en veulent pas. Ce sont donc les socialistes qui reprennent la balle au bo...


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