Allocation de rentrée : Macron appelle à ne pas être "naïf" mais ne veut "pas simplifier les choses"

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Le président de la République est revenu sur la polémique autour de l'allocation de rentrée scolaire après que Jean-Michel Blanquer a estimé que celle-ci servait en partie à l'achat d'écrans plats plutôt que de fournitures.

L'Élysée au secours de Grenelle. En déplacement dans une école de Marseille pour son deuxième jour dans la cité phocéenne, Emmanuel Macron a été interrogé sur les propos tenus par Jean-Michel Blanquer sur l'allocation de rentrée scolaire. 

"Nous serions ou aveugles ou naïfs de penser que la totalité de ce que chaque ménage touche en allocation de rentrée scolaire est reversée pour acheter des fournitures ou des livres pour les enfants. Ce n'est pas vrai", a répondu le chef de l'État.

Une déclaration qui survient après plusieurs jours de polémiques pour Jean-Michel Blanquer. Interrogé dimanche dernier sur la proposition d'une députée de verser l'allocation de rentrée sous forme de contremarque pour "consacrer l'intérêt supérieur des enfants", le ministre de l'Éducation avait qualifié l'idée d'"intéressante"

"Si on regarde les choses en face, on sait bien qu'il y a parfois des achats d'écrans plats plus importants au mois de septembre qu'à d'autres moments", avait déclaré le ministre.

"Aucune stigmatisation"

Des propos qui lui ont valu une salve de critiques sur les réseaux sociaux et encore ce matin à Marseille, le jour même de la rentrée scolaire. Le locataire de la rue Grenelle avait toutefois persisté et signé la veille encore chez nos confrères de Brut: "c'est évident que l'argent n'est pas dépensé à 100% des cas pour les enfants "

Emmanuel Macron a toutefois estimé ce jeudi qu'il ne fallait pas rentrer "dans un système de contrôle social où il y a une forme de défiance qui s'instaure à l'égard des familles".

"Il y a comme partout des gens qui font les choses comme il faut et il y a des gens qui les font pas comme il faut et qui utilisent l'argent pas aux fins où ça leur est donné", a poursuivi le président qui a toutefois appelé à ne "pas simplifier les choses" et à n'avoir "aucune stigmatisation" sur ce sujet.

Article original publié sur BFMTV.com

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