Alliance improbable, candidats inattendus et coups de communication : renversante fin de campagne à Montpellier

Le milliardaire Mohed Altrad a reçu le soutien surprise du vidéaste Rémi Gaillard et des têtes de liste de gauche radicale Clothilde Ollier et Alenka Doulain lors des municipales à Montpellier.

Avant le premier tour, cette campagne était déjà la plus folle de France. On ne peut pas dire qu'elle se soit calmée depuis mi-mars. A Montpellier, l'intense fracturation du paysage politique a produit des effets surprenants et entraîné la création d'alliances impensables. Le premier tour a confirmé que dans la préfecture de l'Hérault, nul ne pourrait prétendre à l'hégémonie : Philippe Saurel, le maire sortant de gauche macronisante, a fini en tête mais avec seulement 19,11% des voix.

Menacé de perdre son fauteuil en raison de la faiblesse de son score mais également de son isolement politique, il est talonné par la surprise du 15 mars, Michaël Delafosse : le représentant du Parti socialiste (PS) a rassemblé 16,66% des suffrages et a montré contre toute attente que sa formation politique n'avait pas dit son dernier mot dans la cité de Georges Frêche. Au contraire de Philippe Saurel, Delafosse a réussi à conclure une alliance rose-verte de facture classique, avec la candidate d'Europe-Ecologie Les Verts, Coralie Mantion (7,43%), laquelle a pâti de la division en trois de l'écologie politique en mars. Donné favori d'un sondage Ifop pour le second tour, le socialiste promet de rendre gratuit l'accès aux rames de tramway design de Montpellier la surdouée, de relier le transport public à la Méditerranée, et de multiplier les pistes cyclables.

Du triangle au "losange des Bermudes"

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