En Allemagne, une taxe pour financer le ramassage des plastiques à usage unique

Photo Magali Cohen/Hans Lucas/AFP

Des poubelles qui débordent, des couverts jetables ou encore des centaines de mégots de cigarette sur le sol : “Quand on traverse le parc les matins de week-end, on se rend compte du problème”, constate la Tagesschau. Le ramassage de ces déchets est géré par les communes, ce qui “finit par coûter de l’argent aux consommatrices et aux consommateurs”, poursuit le journal sur son site.

Pour se conformer à une directive européenne, le ministère fédéral de l’Environnement a proposé un projet de loi, mardi 2 novembre : la “Einwegkunststofffondsgesetz [loi instituant un fonds pour le plastique jetable]”.

L’objectif de cette réglementation a été détaillé par Steffi Lemke, ministre de l’Environnement : “Les entreprises qui mettent sur le marché des produits jetables en plastique devront contribuer aux coûts de ramassage et de nettoyage des communes. Car ce gaspillage de matières premières contribue considérablement à alimenter la pollution mondiale.” Les fabricants de lingettes humides et de filtres à cigarettes sont également concernés.

Une avancée en demi-teinte

“Les communes qui financent la collecte et le nettoyage pourront ainsi récupérer de l’argent et couvrir une partie de leurs coûts”, explique de son côté le quotidien berlinois Die Tageszeitung. Selon le ministère de l’Environnement, cette taxe devrait permettre de récolter 450 millions d’euros par an. L’argument ne convainc pas beaucoup les entreprises concernées, qui dénoncent une “bureaucratie inutile”, qui tombe au mauvais moment. “Les entreprises allemandes consacrent tous leurs efforts au maintien de leur activité malgré l’explosion des prix de l’énergie”, cite la Tagesschau.

Si elles saluent l’initiative, les associations de lutte pour la protection de l’environnement, elles, affirment qu’il faut aller encore plus loin. Cette mesure “ne s’attaque pas au problème des ordures à la racine. Il faut en premier lieu éviter de produire des déchets et pas simplement les enlever”, a déclaré l’ONG environnementale Deutsche Umwelthilfe.

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