En Allemagne, un scandale de violences sexuelles pousse la coprésidente de Die Linke à démissionner

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En Allemagne, un scandale de violences sexuelles pousse la coprésidente de Die Linke à démissionner
PHOTO JOHN MACDOUGALL / AFP

Plusieurs motifs ont été évoqués pour justifier la démission, le 20 avril, de Susanne Hennig-Wellsow. La coprésidente de Die Linke a choisi de quitter la tête du parti allemand de la gauche radicale, afin de consacrer davantage de temps à sa vie privée. Sa décision était notamment motivée par les nombreuses bisbilles internes qui secouent le parti depuis le départ de Sahra Wagenknecht des instances dirigeantes, il y a trois ans. Mais elle a aussi évoqué les “déficits flagrants” de sa famille politique concernant “la gestion du sexisme au sein de ses propres rangs”.

Selon le Spiegel, la gauche radicale fait depuis plusieurs jours face à un important scandale de violences sexuelles. Au moins une dizaine de personnes accusent des membres de Die Linke d’abus de pouvoir, de harcèlement ou encore d’attouchements. “En cas de violences sexuelles, c’est en général la parole de l’un contre celle de l’autre, assure l’hebdomadaire de Hambourg dans une longue enquête. Il y a cependant des conversations sur des forums, des photos, des courriels, des déclarations sous serment des intéressés et autres documents qui pointent en direction de franchissement des limites, d’abus de pouvoir et d’une culture machiste toxique.”

L’une des victimes présumées affirme par exemple qu’un des ténors du parti dans la Hesse, Adrian Gabriel, a insisté pour la filmer sans son consentement pendant leurs ébats sexuels en 2018, alors qu’elle était encore mineure. De vingt-quatre ans son aîné, il aurait également fait preuve de violence verbale et physique à son égard, dans le cadre de leur liaison. La coprésidente de Die Linke, Janine Wissler, alors en couple avec le politique, aurait été informée des faits.

D’autres épisodes de violence ont été rapportés. À Wiesbaden, une militante mineure déclare avoir subi des attouchements lors de soirées auxquelles participaient plusieurs membres de Die Linke. Elle aurait également eu un rapport sexuel non consenti avec l’un d’entre eux, qu’elle n’aurait pas eu la force de repousser. En 2018, un jeune homme de 19 ans assure quant à lui avoir été harcelé sexuellement par un député Die Linke de 54 ans, en poste au parlement régional de la Hesse. Dans les deux cas, des membres haut placés du parti auraient été informés de ces accusations, niées par les politiciens mis en cause.

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