Allemagne : pourquoi Merkel peine à former un gouvernement

Marie-Laurence Wernert
La chancelière Merkel, qui a déjà vu passer quatre présidents français, risque gros ce week-end

Des négociations de la dernière chance ont lieu ce week-end pour former une coalition gouvernementale. Si les partis échouent, les Allemands devront sans doute retourner aux urnes.


La date butoir avait d’abord été fixée à jeudi soir puis à vendredi. Désormais c’est avant 18 heures, dimanche, qu’Angela Merkel, son camp tiraillé entre modérés et conservateurs, les libéraux-démocrates du FDP et les Verts doivent trouver un accord un accord de principe visant à former un gouvernement avec cette fameuse coalition aux couleurs de la Jamaïque (noir pour les conservateurs, jaune pour le FDP et vert pour les écologistes).

Un mois pile après le début des négociations, il s’agit d’éviter à l’Allemagne une crise politique majeure avec un retour possible aux urnes. Du jamais-vu dans l’Allemagne d’après-guerre. Le président Frank-Walter Steinmeier a pris la parole samedi pour appeler les partis engagés à prendre en compte l’intérêt supérieur du pays pour surmonter leurs divergences.

Un constat : les deux grands partis affaiblis. La chancelière chrétienne-démocrate (CDU) au pouvoir depuis 2005 joue gros ce week-end. Certes, elle a remporté fin septembre les élections législatives dans la première économie européenne mais avec un score historiquement bas de son parti. La percée de l’extrême droite et son entrée au Bundestag, inédites depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la privent de majorité évidente. L’autre grand parti de l’après-guerre, le SPD des sociaux-démocrates, avec lequel Angela Merkel gouvernait lors de la dernière mandature ne veulent plus rien entendre de la « GroKo », la grande coalition comme disent les Allemands. Laminé lors des législatives, Martin Schulz, leur chef de file a souhaité que son parti reste dans l’opposition.

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