Allemagne: le parti populiste doit se chercher une nouvelle tête d'affiche électorale

Libération.fr
Frauke Petry, à la tête de L'Alternative pour l'Allemagne, formation populiste anti-migrants, le 9 mars 2017 à Berlin

Frauke Petry, étoile filante de la politique, renonce à mener la bataille des législatives, en septembre.

Coup de tonnerre dans le ciel politique allemand… Frauke Petry, la figure de proue du parti populiste AfD, renonce à mener la campagne de son parti pour les législatives de septembre. L’avenir de cette femme de 41 ans entrée en politique voici quatre ans seulement, semble désormais des plus incertains.

Contestée en interne, confrontée à une chute des intentions de vote dans les sondages, Frauke Petry conserve pour le moment la présidence de l’AfD, qui se réunit en congrès le week-end prochain à Cologne. Les délégués devront choisir leur tête de file en vue des élections, peaufiner leur programme électoral et tenter de mettre fin à la lutte qui oppose les partisans de la voie «réaliste», qu’elle incarne, à ceux du courant radical représenté par le vice-président Alexander Gauland ou Björn Höcke, connu lui pour ses dérapages verbaux sur l’Holocauste.

Les «réalistes», également adeptes d’une politique économique libérale et restent méfiants envers le Front National et Marine le Pen, estiment que le jeune parti populiste doit tourner le dos au créneau marginalisant de l’extrême droite et constituer des alliances avec les partis traditionnels. Regroupés autour de Petry, ils souhaitent l’exclusion des éléments fascisants du parti, notamment Björn Höcke, accusé d’effrayer les classes moyennes et de compromettre l’accès au pouvoir.

A six mois des élections, la route est semée d’embûches pour l’AfD. Le parti, fondé il y a quatre ans à l’initiative d’un professeur d’économie pour protester contre les plans de sauvetage de l’euro, avait amorcé un virage à droite, impulsé par Petry, à l’occasion de la crise des réfugiés. L’ambitieuse ancienne cheffe d’entreprise arrache alors la direction du parti à la faveur d’un véritable putsch contre ses fondateurs. La stratégie paie. D’élection régionale en élection régionale, l’AfD s’impose dans le paysage politique allemand. Le parti (...)

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