Allemagne: le parti AfD peut être surveillé pour «extrémisme», confirme la justice

Le parti d'extrême droite allemand AfD a subi une défaite sévère ce lundi 13 mai. Lors d’un procès en appel, la justice a estimé légitime la surveillance dont il faisait l’objet par les renseignements intérieurs, en raison d'un soupçon d'« extrémisme ». Après cette décision, il n'est pas exclu que la formation soit à l'avenir clairement considérée comme appartenant à cette mouvance, ce qui pourrait relancer les débats sur une procédure visant à l'interdire.

« Notre démocratie a les moyens de se défendre. Notre État de droit protège notre démocratie. Aussi contre les menaces de l'intérieur. » Le chancelier Scholz a salué sur la plate-forme X la décision de la justice allemande.

Les services de renseignement avaient ouvert une procédure en 2021 contre le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), catégorisé par le BfV comme un « groupe suspect d'extrémisme de droite ». Une mesure qui permet une surveillance du mouvement, notamment avec des informateurs, voire des mises sur écoute, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

La cour de Münster estime que l’AfD est soupçonnée d’avoir des aspirations liées à un « mépris de la dignité humaine » des étrangers et des musulmans. Au moins une partie importante de l'AfD a pour objectif de « n'accorder aux citoyens allemands issus de l'immigration qu'un statut juridiquement dévalorisé », a dit le juge.


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