En Allemagne, mode d'emploi des coalitions politiques devenues la norme

La France se retrouve au lendemain des législatives avec un Parlement dont aucune majorité claire ne se dessine. Il manque plus d’une centaine de députés au Nouveau Front populaire pour atteindre la majorité absolue. Il sera donc difficile de mettre en place un gouvernement stable. Ailleurs en Europe, l’absence de majorité absolue pour un seul parti implique souvent que l'alliance est la norme. C’est le cas en Allemagne qui excelle dans l’art de construire des coalitions très diverses.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Au niveau national, il y a eu en Allemagne où la proportionnelle est de mise, une seule majorité absolue en 75 ans. C’était en 1957 avec la CDU du chancelier Adenauer.

Les coalitions sont la règle et elles ont longtemps associé deux partis. Avec l’émiettement du paysage politique - les grands partis reculent tandis que de nouveaux se créent - cela devient plus compliqué. Des coalitions à trois sont nécessaires comme aujourd’hui avec la coalition dite « en feu tricolore » du chancelier Scholz qui associent les sociaux-démocrates, les verts et les libéraux. Dans les seize régions allemandes, un véritable arc-en-ciel politique règne avec des alliances entre conservateurs et verts, avec ces deux partis associés aux libéraux ou encore les chrétiens-démocrates, le SPD et les verts.


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