Allemagne: grèves d'avertissement dans le secteur de la métallurgie

AFP - JENS SCHLUETER

Des grèves d'avertissement ont commencé à minuit dans la métallurgie allemande, alors que les négociations entre IG Metall et les employeurs sont dans l'impasse. Le syndicat réclame un rattrapage substantiel face à une inflation très élevée. La Fédération de la métallurgie invoque le ralentissement de la conjoncture et a présenté une offre rejetée par IG Metall.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Prime ou augmentation de salaire. Telle est la question. Face à une inflation qui dépasse désormais les 10% en Allemagne, le syndicat IG Metall réclame 8% de plus pour les 3,8 millions de salariés dans la machine-outil ou l'automobile.

Les employeurs proposent eux une prime de 3 000 euros, et un accord valable pour deux ans et demi. Pour l'IG Metall, cela ne suffit pas ; le syndicat veut une augmentation sur la durée des salaires.

Pour faire monter la pression sur les employeurs avant le prochain « round » de négociations le 10 novembre, des débrayages de quelques heures sont organisés à partir de ce samedi.

L'IG Metall pourrait ultérieurement, faute d'avancées, passer la vitesse supérieure avec des grèves de 24 heures. Les caisses de l'organisation, avec près d'un milliard d'euros, sont bien remplies pour financer les arrêts de travail et le manque à gagner des syndiqués.

Le syndicat, pragmatique, est conscient des difficultés de certaines entreprises, qui pourraient être prises en compte avec des exceptions par rapport à un accord global. Dans la chimie, une augmentation des salaires de 6,5% en deux étapes et le versement de deux primes de 1 500 euros chacune avaient été négociés.


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