Allemagne : le glyphosate refroidit les relations entre Merkel et les sociaux-démocrates

M.-L. W. avec AFP
Le ministre allemand de l'Agriculture Christian Schmidt participait mardi avec la chancelière Merkel à un sommet sur le diesel avec les maires des grandes villes allemandes

Le feu vert donné au prolongement de l'autorisation de du désherbant lundi à Bruxelles brouille les négociations en vue d’une coalition.


«Comme pendant la Guerre froide» : tel est le titre de l’éditorial de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), mardi. La veille, le ministre de l’Agriculture, le Bavarois conservateur Christian Schmidt (CSU) a donné le feu vert de l’Allemagne pour le prolongement de cinq ans de l’autorisation dans l’Union européenne du glyphosate, cet herbicide très controversé utilisé par Monsanto.

Une décision qui a glacé les sociaux-démocrates du SPD alors même que la chancelière conservatrice Angela Merkel (CDU) tente d’amadouer leur chef de file Martin Schulz pour former un nouveau gouvernement de coalition. Ils dénoncent une «rupture de confiance».

Une «perte d’autorité» de la chancelière

Le refroidissement est d’autant plus rageant pour la chancelière que le choix annoncé par l’Allemagne «ne correspondait pas à la position sur laquelle le gouvernement s’était mis d’accord», a-t-elle bien précisé mardi.

Lors des précédents votes, Berlin s’était abstenu car le ministère de l’Environnement, dirigé par les sociaux-démocrates, était lui opposé au renouvellement de l’herbicide et en opposition sur ce point avec celui de l’Agriculture.

« Des événements aussi chaotiques sont absolument inacceptables pour le plus grand pays de l’UE », a tempêté Carsten Schneider, l’un des dirigeants du groupe parlementaire SPD. « Cette perte d’autorité» de la chancelière «endommage le travail en confiance au sein du gouvernement», a-t-il poursuivi.

Le ministre tancé mais pas limogé

En recevant Christian Schmidt mardi, Angela Merkel a insisté sur le fait qu'«un tel incident» ne devait «pas se répéter». Le ministre de l’Agriculture a assuré avoir agi seul dans ce dossier, sans concertation avec la cheffe de gouvernement. « J'ai pris la décision par moi-même et dans le cadre de mon domaine de compétence ministérielle », a-t-il reconnu.

Le ministre est membre du (...)

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