Allemagne: la droite sous pression pour déterminer le successeur d'Angela Merkel

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Qui pour succéder à Angela Merkel ? À moins de six mois des élections, les partis allemands se mettent en ordre de marche. Mais, à droite, l'incertitude demeure. Les conservateurs doivent encore décider qui sera leur candidat dans la course à la chancellerie. Les deux présidents des partis de droite, la CDU et la CSU, sont sur les rangs. La pression monte pour que la question soit tranchée. Les groupes parlementaires des deux partis sont réunis dimanche 11 avril en conclave avec la sortante, Angela Merkel, et les deux candidats potentiels.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibault

« Die K-Frage » – « La question K » (comme « chancelier », Kanzler en allemand) – agite le monde politique et surtout les chrétiens-démocrates en Allemagne. Le Parti social-démocrate (SPD) a désigné son candidat dès l’été dernier en la personne du ministre des Finances, Olaf Scholz. Les Verts annonceront eux leur choix dans une semaine.

Le suspense et l’incertitude demeurent chez les conservateurs. Angela Merkel quittera le pouvoir durant l’automne, après seize ans à la chancellerie. Les électeurs ne savent pas encore qui souhaite lui succéder à droite, et pour quoi faire. Et les chrétiens-démocrates affrontent un vent mauvais, avec des pertes de dix points dans les sondages en quelques semaines, des échecs sévères aux régionales de mars et des scandales de malversations financières.

Deux candidats non déclarés sont en lice. Le nouveau président de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), Armin Laschet, a traditionnellement la main, mais il ne convainc pas dans les sondages et a été critiqué pour sa politique anti-Covid-19. Markus Söder, le président du parti frère, l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU), est beaucoup plus populaire. Les deux partis doivent s’entendre sur leur candidature. Deux Bavarois ont été candidats dans le passé et ont perdu. Mais l’histoire ne se répète pas nécessairement.

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