Allemagne : la condamnation d’un officier syrien est-elle un procès pour l’histoire ?

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La procédure a duré près de deux ans, mais la cour régionale de Coblence a pris de vitesse les juges norvégiens, suédois, hollandais, autrichiens, hongrois, suisses… Partout en Europe, des magistrats veulent juger des Syriens pour des crimes commis en Syrie contre d’autres Syriens. C’est la compétence universelle, la version judiciaire du droit d’ingérence. Peut-être que l’Europe ne se pardonne pas d’avoir laissé la révolution syrienne échouer. Sans doute que l’Allemagne est la plus motivée pour condamner les bourreaux. L’Allemagne répète fièrement que ce procès est historique, le premier au monde des crimes du régime syrien.

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Cela dit, Coblence n’est pas Nuremberg, Anwar Raslan n’est ni un ministre du régime alaouite, ni un cousin lointain de Bachar El Assad, juste un officier supérieur, un rouage de la machine policière, un colonel du renseignement qui a déserté en 2012, un an après le début de la guerre civile. Il avait été accueilli à bras ouvert par les exilés. Il a même participé à des pourparlers de paix à Genève. Mais le repenti était douteux : il a fini par débarquer en Allemagne, au milieu du flot des migrants en 2015.

Reconnu par d’anciennes victimes

Il a aussi été trop bavard avec la police allemande quand il a réclamé le statut de réfugié. Il devait se croire entre collègues. Tout ce qu’il leur a dit a été retenu contre lui. Pendant le procès, en reva...


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