Allemagne: Armin Laschet se dit prêt à quitter la présidence de la CDU

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Le chef de file des conservateurs a pris la parole ce jeudi soir, deux semaines après la défaite de son parti aux élections législatives en Allemagne. Le candidat à la chancellerie pourrait céder la place lors d'un congrès de son parti afin de permettre au mouvement de se renouveler.

Comment évoquer son départ et sa succession sans utiliser le vilain mot de « démission » ? C’est l’exercice auquel s’est livré jeudi soir le président de la CDU. Armin Laschet a pendant de longues minutes parlé des difficultés qu’auront sociaux-démocrates, Verts et libéraux à se mettre d’accord.

Les trois partis ont lancé jeudi des discussions exploratoires. Le candidat des chrétiens-démocrates à la chancellerie a réitéré que son parti restait ouvert quoi qu’il arrive à des discussions pour former un gouvernement de coalition dite « Jamaïque », c'est-à-dire avec les libéraux et les Verts. Autant de déclarations qui pouvaient surprendre alors que la pression sur Armin Laschet dans son mouvement comme au-delà est de plus en plus insoutenable, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Rester maître

Sur la fin, le président de la CDU a évoqué la recherche d’une nouvelle direction des chrétiens-démocrates qu’il se propose d’animer. Une façon comme une autre de montrer qu’il est prêt à partir, mais en restant maître des choses. « Quel profil doit avoir le candidat ou la candidate pour la présidence du parti ? Réussirons-nous cette fois à nous entendre sur une solution commune pour jouer notre rôle dans l’opposition. La base souhaite une telle solution. »

Armin Laschet est rendu personnellement responsable du plus mauvais score électoral (24,1%) jamais réalisé par les conservateurs dans l'histoire de l'Allemagne moderne. Le Rhénan avait moins d'un an avant pris dans la douleur la tête du parti d'Angela Merkel.

L’homme du consensus parviendra-t-il d’ici au congrès de la CDU dans quelques semaines à trouver l’homme ou la femme qui évitera les divisions affichées des trois dernières années ? La défaite historique subie par le parti aux dernières élections, les règlements de compte à attendre et les ambitions multiples permettent de douter que la succession d’Armin Laschet se déroule de façon harmonieuse.

Olaf Scholz veut un gouvernement « avant Noël »

À l'issue du premier round de leurs discussions jeudi, le SPD, les Verts et les Libéraux ont décidé de se retrouver dès lundi pour des pourparlers approfondis qui se poursuivront mardi puis vendredi en vue de former un gouvernement de coalition dite « feu tricolore » (rouge du SPD, vert des écolos, jaune des libéraux, NDLR).

Tous répètent vouloir aller vite et éviter ainsi une longue paralysie redoutée dans toute l'Europe. Le chef de file du SPD, Olaf Scholz, qui deviendrait chancelier en cas d'alliance, avait assuré dès le soir des élections vouloir un gouvernement « avant Noël ». Selon un sondage Forsa publié mercredi, 53% des Allemands souhaitent une coalition entre SPD, Verts et FDP, et 74% estiment que la CDU-CSU devrait se retirer dans l'opposition.

► À lire aussi : Allemagne: les sociaux-démocrates vont entamer les négociations pour former une coalition

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