Allemagne: à un mois des élections, le SPD d’Olaf Scholz reprend des couleurs

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On vote dans quatre semaines en Allemagne. Des élections qui marqueront une césure avec le départ d'Angela Merkel après seize années au pouvoir. Les cartes politiques sont rebattues et les sondages ces derniers mois ont enregistré des changements notables. Les sociaux-démocrates qu'on donnait perdants depuis des mois reprennent eux des couleurs.

De notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Les Verts ont fait la course en tête avant de reculer sensiblement. Les chrétiens-démocrates emmenés par Armin Laschet peinent à convaincre et sont au plus bas. Trois sondages donnent les sociaux-démocrates en tête cette semaine. Le candidat à la chancellerie Olaf Scholz, l'actuel ministre des Finances tenait vendredi 27 août un meeting au cœur de Berlin, Place Bebel.

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Olaf Scholz, le candidat à la chancellerie monte sur scène en chemise et parle sans texte. Au premier plan des militants armés de masques rouges et autres drapeaux SPD. À l’arrière, des sympathisants ou des badauds. Quelques centaines de personnes. Le soleil est au rendez-vous, c’est inattendu.

Salaire minimum horaire à 12 euros

Olaf Scholz évoque l’Afghanistan pour commencer mais insiste surtout les aspects sociaux de son programme comme le logement, les retraites et l’augmentation du salaire minimum. « Je m’engage à ce que dix millions de personnes soient augmenté et que le salaire minimum passe dès notre première année au pouvoir à 12 euros de l’heure », lance-t-il.

Cet électeur SPD d’un certain âge est venu soutenir son candidat. Lui aussi se réjouit des derniers sondages encourageants pour les sociaux-démocrates. « Je crois qu’il a la carrure d’un chancelier. Avec les sondages en hausse, il faut rester prudent mais j’espère qu’ils se confirmeront », espère-t-il.

Cette jeune étudiante de vingt ans est venue pour voir. Elle ne sait pas encore pour qui elle votera le 26 septembre mais souhaite en tout cas que les chrétiens-démocrates ne fassent pas partie du futur gouvernement malgré une admiration non dissimulée pour Angela Merkel avec laquelle elle a grandi. « La crédibilité du SPD a ses limites car le parti était au pouvoir ces dernières années et il ne s’est pas passé grand-chose », nuance cette indécise.

En Allemagne, le suspens reste donc entier d’ici les élections dans un mois.

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