"Allah m'a envoyé un signe. Protège les enfants" : les derniers mots de Mickaël Harpon

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Quelques heures avant l'attaque de la préfecture de Paris qui a coûté la vie de quatre fonctionnaires de police, l'assaillant a confié à sa femme avoir reçu un signe de Dieu.

Quelques heures avant l'attaque de la préfecture de Paris qui a coûté la vie de quatre fonctionnaires de police, l'assaillant a confié à sa femme avoir reçu un signe de Dieu.

Ce sont les derniers mots que Mickaël Harpon a adressés de vive voix à sa femme le 3 octobre au petit matin. "Allah m'a envoyé un signe dans la nuit. Protège les enfants", lui confie l'homme de 45 ans, adjoint administratif à la préfecture de police de Paris, juste avant de quitter le domicile familial de Gonesse (Val-d'Oise). Employé depuis 2003 au service informatique de la prestigieuse Direction du renseignement, il tuera à l'arme blanche, à l'heure du déjeuner, quatre fonctionnaires de police et blessera grièvement une cinquième collègue.

Selon les éléments de l'enquête auxquels L'Express a eu accès, Ilham E. a éclairé d'un jour nouveau les dernières heures de son mari, au terme de sa quatrième audition en garde à vue. Mercredi 2 octobre au soir, son époux, fonctionnaire habilité secret-défense converti à l'islam depuis une dizaine d'années, se montre particulièrement taciturne. Pourtant, la nuit se révèle très agitée. Vers 4 heures du matin, les cris de Mickaël Harpon réveillent la maisonnée et même quelques voisins. Au milieu du salon, l'homme prie, tremblant, répétant "Allah Akbar" (Dieu est grand). La scène décrite par sa femme campe un homme comme possédé, alternant prières, pleurs et messages religieux.

Le corps saisi de tremblements

Le Martiniquais, malentendant depuis une méningite, est grimpé sur le canapé, index droit levé vers le ciel, et récite la chahada, la profession de foi musulmane. "Allah m'a donné un signe", lâche-t-il une première fois avant d'enjoindre à la mère de ses deux enfants âgés de 3 et 9 ans de lire le Coran. Il s'écroule alors. Il gît sur le sol, le doigt toujours en l'air, le corps saisi de tremblements. Peu après 5 heures, Ilham E. retourne se coucher. Quand elle se réveille, plus d'une heure après, son mari n'a pas bougé du salon, ni changé de posture. C'est là qu'il lui dit : "Allah m'a envoyé un signe dans la nuit. Protège les enfants."

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