Alizé Cornet : la victoire de la persévérance et de la libération

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© Paul Crock / AFP

A genoux, les yeux brouillés par l’émotion. L’air de ne pas y croire. Alizé Cornet nous a fait débuter la semaine par un grand cocorico ce matin. Jamais on ne l’avait vue plus sereine sur un court de tennis qu’en ce début d’année 2022. Comme si l’ombre de la fin de sa carrière lui donnait des ailes. Comme si le poids de la pression se faisait moins lourd en approchant du point final.

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La Française a fêté ses 32 ans samedi. Elle dispute avec cet Open d'Australie son 60ème tournoi du Grand Chelem de suite, à deux unités du record absolu qu’elle entend bien battre cette année. Une régularité impressionnante pour cette acharnée du travail. Il manquait juste ce petit plus qu’elle vient de décrocher ce matin : une place en quarts de finale d’un Grand Chelem. Le grand huit, ce frisson qui vous fait tutoyer les grandes joueuses de ce monde. Ce lundi matin, elle est venue à bout de Simona Halep , ancienne n°1 mondiale.

Victoire au forceps

Tout n’a pas été simple dans ce match. Sinon ça ne serait pas vraiment du Alizé Cornet. La Française avait le match en main, avant de douter, de laisser échapper la deuxième manche pour finalement s’imposer en trois sets. Un marathon comme elle les adore. Et la victoire d’une joueuse libérée. Alizé Cornet l’a écrit dans son autobiographie sortie il y a quelques mois : son perfectionnisme, son envie de bien faire lui a souvent gâché la vie. L’écriture a agi comme une thérapie pour...


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