Alithia, Eliana, Xavier... Les familles des victimes de la fusillade au Texas pleurent leurs enfants

Les photos des victimes de la tuerie d'Uvalde - BFMTV
Les photos des victimes de la tuerie d'Uvalde - BFMTV

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A Uvalde, la tristesse se mêle encore et toujours à l’incompréhension et à la colère. Deux jours après la mort de 21 personnes, dont 19 enfants, dans la tuerie de l'école primaire Robb commise par un déséquilibré de 18 ans à l'aide d'un fusil d'assaut acheté légalement, cette ville située à l'ouest de San Antonio, au Texas, tente tant bien que mal de panser ses plaies.

La tragédie, qui repose l'éternelle question de la limitation des armes à feu aux Etats-Unis, a assommé de douleur les 16.000 habitants d'Uvalde, en majorité hispaniques. Un millier de personnes s'étaient rassemblés mercredi soir pour une veillée dans une salle de rodéo communale.

"C'était une gentille petite fille"

Parmi eux, Ryan Ramirez, qui a perdu sa fille Alithia, 10 ans, lors de la tuerie, et qui affirme avoir "le coeur brisé." "Elle était une très bonne artiste" et aspirait à la grandeur, raconte-t-il en feuilletant un portfolio des peintures colorées d'Alithia et des cartes d'anniversaire qu'elle dessinait pour sa mère. "Ma fille aurait voulu que toutes les personnes touchées soient fortes, qu'elles restent unies. C'est ce que nous essayons de faire".

Devant les caméras, la tante d'Eliana, une autre victime également âgée de seulement 10 ans, a bien de la peine à retenir ses larmes à l'évocation de sa nièce.

"Elle était très heureuse et très sociable, elle aimait danser, chanter, et faire du sport. Elle était très importante dans la famille, elle était appréciée de tous. C’était une gentille petite fille", se rappelle-t-elle, en sanglots.

Esmeralda Bravo, pour sa part, tient une photo de Nevaeh, sa petite-fille décédée. "Il n'y a pas d'explication", dit-elle. "C'était une bonne petite fille, très timide et très jolie. (...) Avoir le soutien de la communauté compte beaucoup pour moi, mais je préférerais que ma petite fille soit ici, à mes côtés".

"Mon petit amour vole maintenant haut dans le ciel avec les anges au dessus", a écrit sur Facebook Angel Garza, dont la fille Amerie Jo venait juste de fêter son dixième anniversaire.

"Je t'aime Amerie Jo", a-t-il ajouté. "Je ne serai plus jamais heureux ou plus jamais comme avant".

"Nous ne savions pas que c'était un au revoir"

La tragique liste des victimes semble sans fin. Auprès du Washington Post, les parents de Xavier Lopez, qui quelques heures seulement avant de trouver la mort avait reçu un prix pour ses bons résultats scolaires, se rappellent d'un enfant "drôle, jamais sérieux, toujours avec le sourire."

"Ce sourire, jamais je ne l'oublierai", assure sa mère, Felicha Martinez.

De son côté, Manny Renfro, grand-père d'Uziyah Garcia, se rappelle auprès de CNN d'un enfant "plein de vie", "le plus gentil des garçons que j'ai jamais connus."

"Nous avons commencé à lancer le ballon ensemble et je lui apprenais des schémas de passes. Un petit garçon si rapide", assure-t-il.

Felix et Kimberly Rubio, les parents de Lexi, venaient quant à eux de célébrer les bons résultats de leur fille, qui faisait partie du tableau d'honneur de l'école, avant que celle-ci ne soit tuée.

"Nous lui avons dit que nous l'aimions et que nous irions la chercher après l'école. Nous ne savions pas que c'était un au revoir. Elle était gentille, douce et appréciait la vie. Elle allait être une star du softball et avait un brillant avenir, que ce soit dans le sport ou à l'école. S'il vous plaît, faites savoir au monde que notre bébé nous manque", ont-ils dit auprès du média américain.

Les familles des deux adultes disparues, Eva Mireles et Irma Garcia, ont également réagi, soulignant que ces deux enseignantes avaient tenté, jusqu'au bout, de protéger les enfants.

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"Dément"

L'enquête visant à comprendre le déroulé et les circonstances de la tuerie s'annonce longue. S'adressant aux journalistes, le gouverneur du Texas Greg Abbott a révélé que le meurtrier, Salvador Ramos, qui a été tué par la police, avait tiré sur sa grand-mère de 66 ans en plein visage avant de se rendre à l'école primaire Robb.

Le jeune homme n'avait pas d'antécédents judiciaires chez les mineurs ou de problèmes psychologiques connus des services de santé locaux, avait précisé le gouverneur, le qualifiant pourtant de "dément". Le tueur avait auparavant annoncé sur Facebook son intention d'attaquer sa grand-mère laquelle, bien que grièvement blessée, a réussi à alerter la police.

Il a ensuite publié un nouveau message pour dire qu'"il l'avait fait". Puis, au moins 15 minutes avant le massacre, un troisième pour faire savoir que sa prochaine cible était une école. Il s'y est rendu vêtu d'un gilet pare-balles et d'un AR-15, version civile d'un fusil d'assaut militaire conçu pour faire le plus de victimes possible en un temps record.

Article original publié sur BFMTV.com

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