"Alita : Battle Angel" : le meilleur blockbuster de SF depuis "Avatar"

Jacky Bornet
Dans la droite ligne de "Ghost in the Shell" (2017) avec Scarlett Johannson, "Alita : Battle Angel" est adapté d'un manga devenu film d'animation, puis avec acteurs sur le thème du cyborg. Réalisé par un habitué des films musclés, Robert Rodriguez ("Sin City", "Une nuit en enfer"), produit par James Cameron ("Avatar", "Titanic"), "Alita" pousse encore un peu plus loin le bouchon des blockbusters.

L'alchimie du tandem Cameron-Rodriguez

Trois cents ans après une guerre extraterrestre qui a ravagé la Terre, le Dr. Dyson (Christoph Waltz), chirurgien cybernéticien, repêche dans une déchetterie les restes d'un cyborg (humain à qui on a greffe des parties mécaniques ou électroniques) détruit à 80%. Il les transforme en une combattante hors pair, au service du gouvernement qui veut la cloner. Baptisé Alita (Rosa Salazar), elle va découvrir la clé de sa puissance, mise en péril à chacune de ses missions contre un consortium qui gangrène Iron City. Dans son combat, elle va aussi trouver son âme. 

Le sujet, le scénario, le visuel d'"Alita" sont bourrés de références aux films de science-fiction des années 80 et aux propres films du réalisateur Robert Rodriguez. Il est par ailleurs souvent comparé à "Avatar", James Cameron, coutumier des blockbusters ("Terminator", "Aliens", "Titanic", "Avatar"), en étant le producteur. Biberonné, comme Robert Rodriguez, à la bande-dessinée et la science-fiction, férus des nouvelles technologies de l'image. Reste que l'alchimie du tandem offre avec "Alita", une prouesse visuelle inédite.  

Du neuf sur des bases solides

Film d'action sur un thème majeur de la science-fiction - la robotique -, "Alita" cible un public jeune. Il ne délaisse pas pour autant les sujets sociétaux. La responsabilité humaine face à la machine, et inversement, l'acceptation de la différence, le pouvoir, le sacrifice... Des thèmes servis par une mise en images magistrale. Si "Avatar" sublimait la jungle et une civilisation écologique, "Alita" magnifie la ville et dénonce la corruption. La ville imaginée, Iron City, inspirée de "District 9" (Neill Blomkamp, 2009) et de "Ready Player One" (Steven Spielberg, 2018), est un mélange de futurisme et de misère. La notion de fracture sociale est au coeur du sujet. La violence du film renvoie explicitement à "Rollerball" (Norman Jewison, 1975) et donne lieu à des séquences époustouflantes.  "Robocop" (Paul (...)

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