Alimentation : comment trier le bon grain de l'ivraie ?

·2 min de lecture

Sucres cachés, cocktails d'additifs suspects, procédés de fabrication douteux... Les rayons des supermarchés regorgent d'aliments bien peu naturels, à la piètre qualité nutritionnelle. Une ultra-transformation dangereuse pour la santé, et qui n'épargne pas toujours les produits bio.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - Les Indispensables n°205 daté avril/ juin 2021.

Le pire comme le meilleur ! Au rayon des céréales du petit-déjeuner, les notes Nutri-Score, qui classent les aliments en fonction de leur qualité nutritionnelle, s'échelonnent de A à E. Un peu plus loin, dans le secteur des plats préparés, les lasagnes à la bolognaise font elles aussi le grand écart : de A à D selon les marques. Que cette étiquette multicolore soit un bon guide pour remplir son caddy, c'est le credo de Mathilde Touvier, directrice de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l'Inserm, qui a participé à sa création. "Lorsqu'on fait ses courses, c'est d'abord l'équilibre alimentaire que nous devons avoir en tête", insiste la chercheuse.

La fréquentation des supérettes et commerces de proximité augmente

Un équilibre bien connu des Français, mais qu'ils rechignent souvent à mettre en pratique. D'après l'enquête Inca3 réalisée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) et publiée en 2017, 41 % d'entre eux dépassent le seuil recommandé des apports en sucres, et ils avalent en moyenne 20 grammes de fibres par jour au lieu des 30 grammes préconisés… Le compte n'y est pas !

Bien sûr, changer ses habitudes alimentaires ne se fait pas en un claquement de doigts. Les consommateurs ont certes amorcé un virage : une enquête du Credoc de 2018 montre que la fréquentation des supérettes et commerces de proximité augmente, les Français ayant de plus en plus d'appétence pour les produits frais et de qualité qu'ils trouvent chez les petits commerçants, avec lesquels ils établissent une relation de confiance. Cependant, trois sur quatre s'approvisionnent essentiellement dans les hyper et supermarchés. Là où même un consommateur averti peut avoir du mal à repérer les aliments gras, salés et sucrés… Les sucres étant sans doute les plus habiles à jouer à cache-cache. 70 % de ceux que nous consommons sont ajoutés et cachés. Un bol de chips peut[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles