Alimentation : pouvons-nous manger 100% français ?

Le confinement a renforcé la volonté des consommateurs de consommer local. Quelques mois plus tard, est-il possible s’alimenter 100% français ? Côté fruits et légumes, il est facile de connaître la provenance. Pour la viande, la loi impose de l’afficher. Côté produits transformés, la mission est nettement plus compliquée. Que dit la loi ? Le leader tricolore des pâtés et rillettes a un ingrédient phare : un porc 100% français et breton. La provenance est bien mentionnée sur l’emballage. Parfois, la ressource manque. Pour la terrine à base de sanglier, il n’y a pas assez d’élevage dans l’Hexagone à même de fournir une viande de qualité. "Elle vient alternativement des États-Unis ou d’Australie et comme nous alternons, nous avons du mal à rendre cette traçabilité visible", explique Loïc Hénaff, président du groupe. Pour harmoniser les pratiques, un décret impose de mentionner l’origine de la viande si le produit final en contient plus de 8% et l’origine du lait si le produit en contient plus de 50%.