L'alimentation de la femme enceinte, facteur de risque de l'obésité infantile, selon une étude

Ingrid Bernard
·2 min de lecture
obésité enfant

Selon une étude publiée dans la revue BMC Medicine, la consommation d'aliments inflammatoires pendant la grossesse pourrait augmenter le risque d'obésité tardive de l'enfant.

Future maman, votre alimentation peut avoir une incidence sur la santé de votre enfant. Des chercheurs irlandais de l’University College Dublin ont montré que la consommation d’aliments anti-inflammatoires pendant la grossesse réduirait les risques d’obésité du futur enfant. "L’obésité pendant l’enfance se poursuit souvent à l’âge adulte et est associée à un risque plus élevé de maladies chroniques, y compris de diabète de type 2", prévient Ling-Wei Chen, auteur de l’étude. "Nos recherches indiquent que les mères ayant consommé une alimentation de mauvaise qualité, riche en aliments associés à l’inflammation, pendant la grossesse avaient plus de risques que leur enfant devienne obèse ou aient un excès de graisse corporelle à la fin de leur enfance que celles qui ont consommé une alimentation de haute qualité, pauvre en aliments inflammatoires."

Pour parvenir à ces résultats, les auteurs ont analysé les dossiers de 16 295 familles. Ces données sont issues de sept études différentes, réalisées en Irlande, en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Pologne. Les mères ont, en moyenne, 30 ans et un IMC sain. Les femmes enceintes ont signalé la nourriture qu’elles mangeaient avant et pendant la grossesse. À partir de ces observations, les chercheurs ont évalué la qualité de l’alimentation des futures mamans et si leur régime alimentaire était riche en aliments associés à une inflammation chronique, tels que les graisses saturées, les glucides raffinés et la viande rouge transformée. L’IMC des enfants a également été calculé au début, au milieu et à la fin de l’enfance. Le résultat est sans appel.

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Manger plus de fruits et légumes

"Des recherches antérieures ont suggéré qu’une baisse de l’apport maternel en glucides en début de grossesse peut induire des changements épigénétiques, c’est-à-dire des changements qui altèrent l’expression des gènes, chez les enfants qui peuvent être associés à un risque accru de l’obésité", indique Catherine Philips, chercheuse principale de l’étude. "Nous émettons l’hypothèse qu’un régime maternel de qualité inférieure, riche en aliments associés à l’inflammation, puisse induire de la même manière des changements épigénétiques et par conséquent augmenter le risque d'obésité ou d'excès de graisse corporelle chez les enfants plus tard dans l'enfance."

Au vu de ces résultats, les auteurs recommandent aux futures mamans une alimentation riche en fruits et légumes, pauvre en glucides raffinés et en viandes rouges et transformées. Les chercheurs préviennent toutefois que l’alimentation maternelle n’est pas le seul critère à prendre en considération. D’autres facteurs comme l’activité physique et l’alimentation de l’enfant doivent être pris en considération.

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