Alimentation : que contiennent vraiment les soupes industrielles ?

Amidon transformé, arômes, épaississant... Les soupes industrielles peuvent contenir plusieurs additifs. Mais ce n'est pas tout. "On peut trouver du sel, même du sucre [...]. On peut trouver une petite cuillère de sucre pour rectifier un peu le goût, et parce que le sucre n'est pas un ingrédient très cher", explique Camille Dorioz, responsable de campagnes à Foodwatch. Les jolis visuels mis en avant sur les boîtes peuvent aussi être trompeurs, à l'image d'une soupe vantant la présence de fromage de chèvre, mais qui n'en contient que 0,2 % sous forme de poudre. Une majorité de B dans le Nutriscore La part de féculent dans ces soupes est également à surveiller ; un aliment riche en sucres et pauvre en fibres. "Une soupe aux légumes maison, la majeure partie des ingrédients va être les légumes. On va rajouter, certes, des pommes de terre pour la texture, mais on va partir sur une grande quantité de légumes, ce qui n'est pas le cas dans ce type de produit", affirme Florence Foucaut, diététicienne-nutritionniste. Pour séduire les consommateurs, certains fabricants jouent la carte du local et de l'artisanal, comme les potagers de Marcoussis, une conserverie solidaire dans l'Essonne. "A la base, la soupe, ce n'est pas gras, ni trop sucré, donc c'est peu calorique. Résultat, même si la soupe est industrielle, elle est plutôt bien notée, que ce soit par Yuka ou Foodwatch, des applications qui décortiquent les produits. Les soupes obtiennent une majorité de B dans le Nutriscore, un classement qui se généralise dans nos rayons", ajoute la journaliste Nabila Tabouri sur le plateau du 13 Heures de France 2, jeudi 18 février.