Alimentation : les consommateurs sous influences

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Le simple choix d'un aliment implique des processus neuronaux complexes que scientifiques - et industriels - étudient de près. L'enjeu est de taille : modifier nos habitudes alimentaires, pour le meilleur… ou pour le pire.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - Les Indispensables n°205 daté avril/ juin 2021.

"Faites les courses le ventre plein !" : l'adage, bien connu des clients de supermarché, nous rappelle que nous ne sommes pas toujours maîtres de nous-mêmes quand il s'agit de choisir nos aliments. Car, oui, la faim au ventre, nous glissons davantage de produits dans notre panier. , nous achetons même davantage de produits non alimentaires. Pourtant, "si l'on se met du côté du producteur qui, lui, veut vendre, on se rend compte qu'il est très compliqué de faire changer les gens d'habitudes, remarque Pierre Chandon, professeur de marketing et directeur du Centre multidisciplinaire des sciences comportementales Sorbonne Universités/Insead. Globalement, nous surestimons notre capacité à changer nos comportements alimentaires, que ce soit sous l'influence des industriels, des producteurs, des distributeurs ou même des campagnes menées par l'État." "Les décisions alimentaires sont des phénomènes multifactoriels, renchérit Olga Davidenko, spécialiste du comportement alimentaire à l'Institut AgroParisTech. Elles sont au carrefour de la physiologie, de la culture, du plaisir, des émotions… Et cela se retrouve dans le cerveau."

Des grands réseaux neuronaux

Deux grands réseaux neuronaux sont impliqués dans la décision alimentaire : le système de régulation homéostatique, qui reçoit les signaux de faim et de satiété, et le système de récompense, lié à la prise de décision. Le premier s'articule autour de l'axe intestin-cerveau : des signaux du système digestif remontent le long du nerf vague pour signaler à l'hypothalamus, une glande située à la base du cerveau, l'état de faim ou de satiété de l'organisme. Le fonctionnement du second est beaucoup moins bien étudié dans le cadre de la prise alimentaire. "Il s'agit d'un système dopaminergique (ensemble de structures cérébrales utilisant la dopamine comme neurotransmetteur, ndlr) qui fait intervenir les ganglions de la base, le s[...]

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