Ali Benflis va-t-il ajouter son nom à la liste des "lièvres" de la présidentielle en Algérie ?

Pierre Magnan
L’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, a annoncé son intention de se porter candidat à la présidentielle du 18 avril. Reste à savoir si M. Benflis ira jusqu’au bout de sa démarche et s'il ne fera pas que de la figuration (qualifiée de "lièvre" par les Algériens) dans cette élection qui pourrait voir Abdelaziz Bouteflika se présenter pour un 5e mandat.

Ils seraient déjà 32 à se présenter à une présidentielle, à laquelle le président Bouteflika pourrait être candidat. Officiellement, l’ancien secrétaire général du FLN, aujourd’hui à la tête de son parti, Talaie el-Houriat (Avant-garde des libertés), attend le feu vert de son parti pour officialiser sa candidature. "Il ne fait plus aucun doute que la participation de Benflis à la course à el Mouradia (présidence algérienne, NDLR) reste intimement tributaire de la décision de Bouteflika de briguer un cinquième mandat", écrit La Liberté Algérie. Sous-entendu, M. Benflis pourrait ne pas être candidat en cas de candidature du président sortant.

"Au cas où il (Abdelaziz Bouteflika) déciderait de se porter candidat à sa propre succession, il ne restera plus aucune place au suspense et les autres candidats ne seront que de simples comparses dans une pièce jouée à l’avance", ajoute le quotidien francophone. Autrement dit, le journal estime qu'en cas de candidature de M. Bouteflika, tous les autres candidats serviraient de "lièvres", terme que les Algériens utilisent pour qualifier les candidatures qui servent de faire-valoir au pouvoir.


"Les candidats annoncés, Fethi Gherras, chef du Mouvement démocratique et social (MDS), Nacer Boudiaf, fils de (...)

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