Cet algorithme pourrait sauver des milliers de vies en soins intensifs en détectant un sepsis

KATERYNA KON / SCIENCE PHOTO LIBRA / KKO / Science Photo Library via AFP

Toutes les quatre secondes, un malade meurt de sepsis à l'hôpital. Pour éradiquer ce fléau, une équipe a mis au point un algorithme destiné aux soins intensifs, dont les résultats sont bluffants.

Dans le monde, une personne décède du sepsis toutes les quatre secondes. Pourtant, ce syndrome est largement méconnu. Lorsque l'organisme est infecté, il répond parfois par une forte réaction immunitaire. Ce mécanisme de défense déclenche occasionnellement un sepsis (appelé "septicémie" par le passé), une réponse dérégulée de l'organisme alors qu'il subit une infection grave.

L’infection peut commencer localement (péritonite, pneumonie, infection urinaire…) et s’étendre à d’autres organes. L'état du patient s'aggrave alors : l'inflammation se généralise et peut entraîner des caillots sanguins, la dilatation de vaisseaux sanguins, une défaillance d'organes et la mort. Dans ce cas de figure, la situation évolue rapidement et la santé du patient se détériore vite. Si bien qu'environ 35% de ceux en soins intensifs en meurent aux Etats-Unis.

Chaque année, 70.000 Français sont touchés par le sepsis et 30.000 en meurent. Pour les survivants, les séquelles peuvent être graves comme des amputations, des lésions aux reins ou aux poumons.

Une vie sur cinq sauvée

Pour traiter le sepsis, les malades reçoivent des antibiotiques à large spectre efficaces contre un grand nombre de bactéries. Plus ils sont administrés tôt, quand le sepsis n'a pas encore trop progressé, et plus les chances de s'en sortir sont grandes. Cependant, le sepsis est très difficile à reconnaître parmi les autres symptômes des patients.

Il se caractérise par de la fièvre et de la confusion. "Le sepsis sévère est facile à reconnaître car les dommages sur les organes sont évidents. Mais à ce moment, il devient très difficile de corriger la réaction du système immunitaire et de la stopper, déplore le Dr Martin Doerfler, du Northwell Health's Center for Learning and Innovation auprès de Sciences et Avenir. En revanche, les premières étapes du sepsis se confondent avec tout un tas de maladies, voire même les réactions de l'organisme à une simple chirurgie."

"Mis à part gagner du temps en identifiant encore plus t[...]

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