Les Algériens aux urnes pour une présidentielle sous tension

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Les Algériens aux urnes pour une présidentielle sous tension

Après pratiquement dix mois d'une contestation populaire massive et inédite, les Algériens sont appelés aux urnes, ce jeudi 12 décembre pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, qui a présenté sa démission le 2 avril dernier,  vingt-deux ans après son arrivée au pouvoir.

Le départ des soutiens de Bouteflika

Mais cette élection présidentielle est perçue pour une grande partie de la population comme une manœuvre de survie du régime. Elle devrait être largement boudée car le "Hirak", mouvement anti-régime né le 22 février, est farouchement opposé à ce scrutin que le pouvoir, aux mains de l'armée, veut organiser coûte que coûte, malgré la tension.

Les cinq candidats sont tous perçus par la contestation comme des enfants du "système". Le mouvement dénonce une "mascarade électorale", exige plus que jamais la fin de ce "système" au pouvoir depuis l'indépendance en 1962 et le départ de tous ceux qui ont soutenu ou pris part aux vingt ans de présidence de Abdelaziz Bouteflika.

Les bureaux de vote ouverts

Vendredi dernier, la dernière manifestation hebdomadaire avant l'élection a rassemblé une foule monstre, montrant l'étendue du rejet. Et, à moins de 24 heures du scrutin, des milliers de manifestants ont encore affiché, ce mercredi 11 décembre, leur détermination à Alger aux cris de "Pas de vote!" Ils ont forcé un important dispositif de police qui n'a pu les disperser qu'en chargeant violemment.

Les bureaux de vote...

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