Algérie : la tension monte entre la population et les "3B", symboles du régime toujours en place

Pierre Magnan
"Le gouvernement s’entête", "Le pouvoir teste la manière forte", "Tentations répressives"… Après les incidents qui ont émaillé la journée de manifestation du 12 avril 2019, la presse algérienne francophone s’interroge sur la volonté du pouvoir de reprendre la main et d’empêcher les défilés populaires contre le régime, symbolisé par trois proches de Bouteflika dont le nom commence par "B".

"La LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) dénonce les entraves à la liberté de circuler et les tentatives d’entraver les manifestations à Alger par les différents dispositifs policiers dans les rues principales. L’usage des bombes lacrymogènes est à dénoncer vis-à-vis des manifestations pacifiques, notamment dans le Tunnel des facultés qui a provoqué des scènes de panique, des évanouissements et des sensations d’étouffement chez des personnes âgées, malades et des personnes à mobilité réduite", ecrit dans El Watan Maître Nourredine Benissad, son président.

Pour la première fois depuis le début du mouvement de protestation contre le pouvoir algérien, des incidents, qui auraient pu être graves, ont eu lieu le 12 avril à Alger. De quoi y voir un raidissement du pouvoir face à la contestation de la rue.

A Alger, la manifestation, qui avait commencé dans une ambiance plus tendue qu'à l'habitude, s'est achevée par des heurts entre quelques centaines de jeunes et des policiers. Des agents anti-émeutes ont été déployés, pour la première fois un vendredi, sur le parvis de ce bâtiment emblématique devenu point de ralliement des manifestants, tentant même en vain de faire évacuer les (...)

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