En Algérie, un semi-marathon interrompu puis recommencé pour les "beaux yeux" du ministre

Anthony Berthelier

INTERNATIONAL - Après avoir parcouru 6 kilomètres, des participants au semi-marathon international organisé à Blida en Algérie ont été obligés de revenir à la case départ. La cause: le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, est arrivé en retard et les organisateurs ont souhaité relancer la course en sa présence.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, samedi 18 mars, les coureurs ont été forcés à plusieurs reprises par des policiers de stopper leur course et quitter le marathon pour refaire le départ. Un accident sur le parcours du semi-marathon? Des coureurs ont été pris de malaise? Non, rien de tout cela.

Les coureurs ont été sommés de revenir car le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, est arrivé en retard sur les lieux. Les organisateurs ont ainsi souhaité redémarrer le semi-marathon pour que son coup d'envoi soit cette fois-ci donné par un officiel.

"Ils ont mis des voitures de police et des bus à travers la route pour nous empêcher d'avancer", témoigne un coureur au HuffPost Algérie. "J'ai même été ceinturé par un policier qui voulait m'empêcher de continuer", rajoute-t-il, soulignant l'agressivité par laquelle les participants ont été sommés de stopper leur course.

"Ils gâchent tout ce qu'ils approchent"

Le comportement des services de la wilaya a vite suscité la colère des participants. "Vous vous moquez de nous", se sont-ils indignés. Dans une vidéo massivement partagée sur les réseaux sociaux (voir ci-dessus), ils n'ont pas manqué d'exprimer leur mécontentement aux organisateurs.

Des coureurs ont décidé d'abandonner tandis que d'autres ont préféré poursuivre malgré les sommations des policiers. "A la première tentative, un peu plus de 3 kilomètres après le départ, on a fait circuler le mot de ne pas s'arrêter et de continuer", précisent certains.

Les policiers ont bel et bien essayé une seconde fois de bloquer les coureurs, sans succès. "Plusieurs ont tout de même refusé d'obtempérer et...

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