Algérie: Saïd Bouteflika prend la parole à son procès

Saïd Bouteflika, frère et conseiller de l’ancien président de la République, les généraux Mohamed Mediene et Athmane Tartag, anciens responsables des services secrets et Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, étaient jugés en appel par le tribunal militaire de Blida, cinq mois après leur première condamnation.

Ils sont accusés d’avoir tenu une réunion le 27 mars 2019, alors que l’armée appelait à la destitution du président Abdelaziz Bouteflika. En première instance, au mois de septembre, le tribunal avait jugé les quatre accusés coupables de complot et les avait condamnés à quinze ans de prison. La défense conteste l’accusation de complot.

Ce dimanche, l’ancien chef du renseignement Athmane Tartag a refusé de comparaître. Saïd Bouteflika, le frère de l’ancien président, a lui pris la parole, alors qu’il avait gardé le silence lors de la première audience, selon l’un des avocats du collectif de défense. Il a déclaré que cette réunion ne « visait pas à renverser le système mais à trouver une solution pour que le pays ne se perde pas dans les manipulations ».

Au moment où l’audience se tenait, un comité de soutien à Louisa Hanoune avait organisé un rassemblement dans la ville de Blida pour demander la libération de la cheffe du Parti des travailleurs.