Algérie : Saïd Bouteflika, frère de l'ancien président, condamné à huit ans de prison

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En Algérie, Saïd Bouteflika, frère cadet du défunt ancien président Abdelaziz Bouteflika, a écopé lundi de huit ans de prison ferme dans une affaire de corruption, selon les médias. Déjà en détention, il avait été condamné en octobre à deux ans de prison ferme pour "entrave à la justice".

Une nouvelle condamnation pour le frère du défunt président algérien Abdelaziz Bouteflika. Saïd Bouteflika, qui purge déjà une peine dans une autre affaire, a été condamné, lundi 6 juin, à huit ans de prison ferme pour des faits de corruption, selon les médias.

Son co-accusé, l'ancien patron des patrons Ali Haddad, également condamné dans plusieurs affaires, a été sanctionné de quatre ans de prison ferme.

Les deux accusés ont été également condamnés à verser des amendes au Trésor public.

Le parquet avec requis dix ans ferme contre Saïd Bouteflika, 64 ans, et Ali Haddad, 57 ans, qui ont comparu devant le tribunal de Sidi M'hamed à Alger pour "trafic d'influence", "abus de fonction", "blanchiment d'argent" et "non déclaration des biens".

En octobre, Saïd Bouteflika et Ali Haddad avaient été condamnés chacun à deux ans de prison ferme pour "entrave à la justice".

Le clan Bouteflika visé par la justice

Ali Haddad a été condamné dans d'autres affaires de corruption avec une sanction de quatre ans de prison en janvier 2021. En novembre 2020, il a été condamné en appel à douze ans de prison ferme et fin mars 2020, il a été condamné dans un autre procès en appel à quatre ans de prison ferme.

Ex-dirigeant de la principale organisation patronale algérienne, le Forum des chefs d'entreprises (FCE), de 2014 à mars 2019, Ali Haddad avait été arrêté à un poste-frontière avec la Tunisie en possession de deux passeports et condamné en juin 2019 à six mois de prison pour détention illégale des deux documents de voyage.

Les deux hommes sont aussi poursuivis dans d'autres affaires.

Après la chute de Bouteflika le 2 avril 2019 sous la pression du mouvement de protestation du Hirak et de l'armée, la justice a lancé une série d'enquêtes sur des affaires impliquant des membres de son entourage.

Avec AFP

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