Algérie : quatre questions pour comprendre la situation après les annonces d'Abdelaziz Bouteflika

franceinfo
Confronté à une contestation inédite depuis son élection à la tête de l'Algérie il y a vingt ans, le président a annoncé qu'il renonçait à briguer un cinquième mandat et qu'il reportait la présidentielle du 18 avril. Tout en prolongeant son mandat jusqu'à une date inconnue.

"Il annule la présidentielle, mais reste au pouvoir : la dernière ruse de Bouteflika", titre à sa une le quotidien El Watan, mardi 12 mars. Au lendemain de l'annonce du report de la présidentielle d'avril, les Algériens s'interrogent. Si Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, a annoncé qu'il ne briguerait pas un cinquième mandat, comme le lui réclame un mouvement de contestation inédit, le président algérien assure qu'il restera en poste jusqu'à la présidentielle. Une élection reportée à une date qui demeure inconnue.

De facto, il prolonge ainsi son quatrième mandat. Que va-t-il se passer ? Bouteflika peut-il se maintenir au pouvoir ? Comment vont réagir les manifestants ? Pourquoi certains Algériens restent-ils sceptiques ? Franceinfo vous résume les enjeux de cette nouvelle situation.

Que promet le pouvoir en place ?

Dans son message à la nation publié lundi soir par les médias officiels, le président algérien s'engage à se retirer à l'issue d'une présidentielle anticipée, dont la date serait fixée à l'issue d'une "conférence nationale". Sur RFI, Ramtane Lamamra, tout juste nommé vice-Premier ministre, a affirmé que les élections, libres, auront lieu avant la (...)

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