Algérie : une présidentielle le 4 juillet 2019 est-elle encore possible ?

franceinfo avec AFP
Le pouvoir algérien s'accroche à la présidentielle prévue le 4 juillet pour sortir de la crise. Mais critiquée de toutes parts, sans candidat crédible déclaré et sans électeurs annoncés, sa tenue apparaît de plus en plus incertaine.

Pourquoi la date fait-elle débat?

Avec la démission le 2 avril, sous la pression populaire, du président Abdelaziz Bouteflika, chef de l'Etat durant deux décennies, l'Algérie est entrée dans une phase de transition.

Le pouvoir actuel et son président par intérim Abdelkader Bensalah, désigné conformément à la Constitution en tant que président de la Chambre haute, veulent s'en tenir aux délais constitutionnels : élection d'un nouveau président dans les 90 jours suivant le début de l'intérim.

Abdelkader Bensalah, officiellement entré en fonctions le 9 avril, a donc fixé ce scrutin au 4 juillet.

Mais pour le mouvement de contestation, il est hors de question que le pouvoir intérimaire et le reste de l'appareil hérité du président déchu, organisent ou supervisent le scrutin, sachant que de forts soupçons de fraude ont entaché toutes les élections durant deux décennies.


Mobilisés depuis le 22 février, les manifestants restent inflexibles et réclament, avant tout scrutin, des structures de transition ad hoc, chargées de démanteler l'appareil hérité de M. Bouteflika et l'élaboration d'une nouvelle loi électorale et d'une nouvelle Constitution.

Mais, pour l'heure, l'armée et son chef d'état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, redevenus les (...)

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