Algérie : ouverture d'une enquête après des accusations de torture d'un étudiant

franceinfo avec AFP
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Le parquet général auprès de la cour d'Alger a ordonné, dimanche 7 février, l'ouverture d'une enquête après le témoignage d'un étudiant algérien qui affirme avoir été torturé par des membres des services de sécurité. Lors de son procès le 1er février, Walid Nekkiche, 25 ans, resté plus d'un an en détention administrative, a dit avoir été "agressé sexuellement, physiquement et verbalement" par des éléments des services de sécurité pendant une garde à vue. Un témoignage éprouvant qui a suscité une vive indignation en Algérie.

Pression médiatique

"Dans le but d'établir la vérité sur ce qui se serait passé dans l'affaire du citoyen Walid Nekkiche", le parquet a ordonné au "procureur de la République auprès du tribunal de Bir Mourad Rais de diligenter une instruction préliminaire sur les faits avancés par le concerné et a chargé la police judiciaire compétente de cette mission", selon un communiqué du parquet. L'ouverture de l'enquête fait suite aux "réactions et commentaires" des médias qui ont été "provoqués par les déclarations du jeune étudiant", a-t-il ajouté, disant s'inquiéter pour le "respect de la liberté et de la dignité des suspects placés en garde à vue".

"Plus jamais ça"

"(...) Les soupçons de torture et de sévices ont toujours pesé sur les prisons et certains corps de sécurité algériens et les récits de nombreux militants et hirakistes qui ont eu affaire à certains éléments de la police, de la gendarmerie ou de l’ex-DRS (Services de renseignement, NDLR), (au (...)

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