Algérie : l'union sacrée de l'armée contre la thèse du « complot » ?

Par Adlène Meddi, à Alger
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Nombreuses sont les interrogations après les acquittements de la cour d'appel militaire de Blida ce 2 janvier 2021 ? 
Nombreuses sont les interrogations après les acquittements de la cour d'appel militaire de Blida ce 2 janvier 2021 ?

11 h 50. Après trois quarts d'heure de délibération, les hauts officiers présidant la cour d'appel militaire prononcent l'annulation des charges contre les deux ex-patrons des services secrets Mohamed Mediène « Toufik », Athmane Tartag « Bachir », le frère et conseiller du président déchu Saïd Bouteflika, et la leader gauchiste Louisa Hanoune. Nous sommes le samedi 2 janvier et le tribunal militaire de Blida (sud d'Alger) vient de tourner la page d'une saga politico-judiciaire qui a marqué le pays depuis mai 2019, date de l'arrestation de ceux que l'on présentait comme des « conjurés », accusés de « complot ayant pour but de porter atteinte à l'autorité du commandant d'une formation militaire » et « complot dans le but de changer le régime ».

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La croisade de Gaïd Salah

Le 5 mai 2019, en plein hirak populaire contre le système transitoire et quelques semaines après la démission d'Abdelaziz Bouteflika, Athmane Tartag, Mohamed Mediène et Saïd Bouteflika sont mis en détention provisoire par le tribunal militaire, suivis peu de temps après par Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs. Leur arrivée au siège imposant du tribunal militaire est filmée par une caméra discrète et les images provoquent l'incrédulité chez une opinion qui oscillait entre étonnement et suspicion. « Si l'on ne sait pas exactement ce qu'on leur reproche, on sait par contre que leur activité, notamment depuis [...] Lire la suite