Algérie : l'inéluctable chute du dinar

Par Adlène Meddi, à Alger
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La dépréciation du dinar algérien face aux monnaies étrangères met en difficultés plusieurs activités en Algérie. 
La dépréciation du dinar algérien face aux monnaies étrangères met en difficultés plusieurs activités en Algérie.

Sous les arcades du square Port-Saïd à Alger-centre, tout près du front de mer, les cambistes, grosses liasses de billets en main, interpellent passants et automobilistes proposant vente et achat de toutes les devises disponibles au black. « Le business marche bien, atteste Kamel, jeune cambiste. Même si l'euro flambe [face au dinar], la demande reste importante, les gens veulent y investir, surtout ceux qui ont de grandes sommes d'argent en dinar qui dorment. » « Les gens se préparent aussi à l'ouverture des frontières avec ce vaccin qui arrive, alors la demande augmente, et la valeur de l'euro suit. D'autres préfèrent avoir une épargne en euro plutôt qu'en dinar face à la rareté de la liquidité dans les banques et la poste et qui dure depuis des mois », analyse le cambiste.

Mais là n'est pas la seule explication à la dégringolade de la monnaie algérienne. Depuis près de deux mois, le marché des devises, officiel et informel, atteint des records. En parallèle à la chute de la monnaie algérienne, qui a perdu un peu plus de 10 % de sa valeur ces dernières années, un euro s'échange, fin décembre, à près de 220 dinars sur le marché informel (et peut monter à 240 DA début 2021), et, officiellement selon la Banque d'Algérie, à 161 dinars.

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Faire face au déficit

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