En Algérie, l'élection présidentielle fixée au 12 décembre

Le HuffPost avec AFP
Les manifestants algériens, ici dans la capitale Alger le 13 septembre, s'opposent à la tenue rapide d'une présidentielle.

ALGÉRIE - Les manifestants craignent qu’elle porte au pouvoir un soutien du clan Bouteflika. L’élection présidentielle en Algérie aura lieu le 12 décembre, a annoncé ce dimanche 15 septembre au soir le chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah, dans un discours retransmis par la télévision publique.

Le général Gaïd Salah, véritable homme fort du pays depuis la démission forcée du président Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, avait réclamé le 2 septembre que la date de la présidentielle soit annoncée le 15 septembre pour que le scrutin ait lieu avant la fin de l’année, malgré les protestations du mouvement de contestation inédit qui secoue le pays depuis le 22 février.

“J’ai décidé (...) que la date de l’élection présidentielle sera le jeudi 12 décembre 2019”, a déclaré Abdelkader Bensalah qui, selon la Constitution du pays, ne peut être candidat.

 

Le général Gaïd Salah “décide”

Abdelkader Bensalah, qui a signé dimanche le décret pour la convocation du corps électoral, a appelé les Algériens ”à contribuer collectivement (...) le 12 décembre prochain, à l’écriture de l’histoire de leur pays et au choix de leur nouveau président”. Le chef de l’État par intérim a “exhorté” les Algériens à “la mobilisation pour faire de ce rendez-vous le point de départ du processus de renouveau de la Nation”, estimant qu’il était “temps de faire prévaloir l’intérêt suprême de la patrie sur toutes autres considérations”.

La présidentielle pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, initialement prévue le 4 juillet, avait dû être annulée, aucun candidat ne s’étant déclaré, face à l’ampleur de la contestation qui secoue le pays depuis le 22 février.

Cette convocation de l’élection était “attendue”, c’est le général Gaïd Salah qui “décide,...

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