Algérie : l’agenda politique de Tebboune tangue entre l’urne et la rue

Par Adlène Meddi, à Alger
·1 min de lecture
Des milliers de personnes ont manifesté vendredi à Alger, au lendemain de l'annonce d'élections législatives anticipées le 12 juin, rejetées par le mouvement de contestation antirégime du hirak.
Des milliers de personnes ont manifesté vendredi à Alger, au lendemain de l'annonce d'élections législatives anticipées le 12 juin, rejetées par le mouvement de contestation antirégime du hirak.

« Pas d'élections avec les gangs ! » Lors du vendredi 12 mars, des manifestants dans plusieurs villes du pays ont rejeté l'annonce faite par le président Abdelmadjid Tebboune appelant, la veille, à des législatives anticipées pour le 12 juin prochain. Cette annonce a été accompagnée par la promulgation du nouveau Code électoral. Pour rappel, le Parlement a été dissous le 1er mars dernier.

Ces législatives sont présentées par les autorités comme la suite de la reconstruction institutionnelle après le séisme politique provoqué par le hirak populaire du 22 février 2019 qui a emporté le régime Bouteflika.

Le Parlement hérité des années Bouteflika était décrié comme issu de la fraude électorale, basée sur l'achat des sièges. Plusieurs ex-hauts responsables, notamment du parti majoritaire, le FLN, sont poursuivis pour des affaires de corruption politique.

À LIRE AUSSIAlgérie ? An II du hirak : à la recherche du big bang du 22 février 2019

Double défi

Le défi pour le président Tebboune est double. Tout d'abord, comment aller à des législatives sans appareil partisan qui le soutienne, ayant coupé les ponts avec son parti, un FLN stigmatisé et alourdi par le catastrophique legs bouteflikien ? D'autant que la nouvelle Constitution, amendée en novembre 2020, permet à l'opposition, si elle s'approprie une majorité parlementaire, de désigner un chef de gouvernement issu de ses rangs.

L'autre défi reste la rue, qui a relancé les manifestations du hirak depuis le 22 février de [...] Lire la suite