Algérie : la justice ouvre sa première enquête sur un cas de torture

Par Adlène Meddi, à Alger
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ACCUSATIONS. Un étudiant arrêté durant une manifestation du hirak a déclaré avoir été torturé et avoir subi une agression sexuelle durant sa garde à vue.

C'est une première en Algérie. Acculé par une opinion publique sous le choc et la médiatisation de l'affaire, y compris à l'international, le parquet algérois a ouvert une enquête préliminaire, le 7 février, sur « des actes de violences » et « d'agression sexuelle » commis par « des agents de police judiciaire en charge de l'enquête préliminaire ».

L'affaire remonte au 1er février. Lors du procès de l'étudiant Walid Nekiche, 25 ans, arrêté lors d'une manifestation du hirak à Alger en novembre 2019 et accusé, entre autres, de « complot contre l'État », les avocats du jeune militant dénoncent des « actes de torture » et évoquent « des PV de police qui sont faits sur la base d'aveux arrachés après la torture », avait déclaré Me Nabila Smail. Ses avocats ont alors déposé une plainte, détaillant que leur client, durant sa garde à vue, « a été dénudé, [qu']on l'a aspergé d'eau sale, et [qu'il] a été violé à l'aide d'un manche à balai ».

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Des charges lourdes

Le jeune homme témoigne sur Jeune Afrique qu'il a été interrogé et torturé, dans deux commissariats algérois et à la caserne Antar, une antenne des services du renseignement militaire, du 26 novembre au 2 décembre. Durant cette période, sa famille n'a eu aucune nouvelle de lui ; il était interdit de les appeler.

Le journal intime trouvé sur lui, les photos des manifestations sur son smartphone, ses communications WhatsApp avec un « ami », diplomate espagnol, et son suivi [...] Lire la suite

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