Algérie : une journaliste quitte son poste à la radio nationale pour dénoncer la censure et les pressions sur les médias.

Alain Chémali

A moins d’un mois du scrutin présidentiel du 13 décembre 2019, la grogne ne cesse de monter dans les rangs des journalistes algériens victimes "d’intimidations" et "de menaces" de la part des autorités, selon un porte-parole de la profession cité par l’AFP. Une fronde magistralement illustrée par la démission de Linda Hamed de la radio nationale francophone de son poste de présentatrice du journal de 19 heures sur la Chaîne III.

"Je me sens libre et légère, j'ai la conscience tranquille"

"Vu toutes les pressions que je subis au quotidien, vu la manipulation, vu le traitement de l’information, j’ai déposé ce jeudi ma démission du poste de présentatrice", a-t-elle déclaré le 17 novembre au site TSA, précisant toutefois qu’elle demeurait journaliste de cette chaîne. "Ma décision est motivée par notre obligation de ne donner la version que d’un seul camp. L'objectivité a disparu", affirme Linda Hamed qui précise avoir invoqué la clause de conscience dans sa lettre de démission.

"Nous n’avons jamais travaillé comme ça. Nous avons toujours été avant-gardistes et nous avons toujours eu une certaine liberté, même avant le 22 février", ajoute-t-elle, "mais en arriver à ce qu’ils nous dictent ce qu’on doit dire, ce n’est plus possible". "On n’a jamais vécu une telle situation. (...)

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