Algérie – An II du hirak : à la recherche du big bang du 22 février 2019

Par Adlène Meddi, à Alger
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Il s'agit du cortège le plus imposant dans la capitale depuis l'arrêt des marches hebdomadaires, le 13 mars 2020, à cause de la pandémie de Covid-19.
Il s'agit du cortège le plus imposant dans la capitale depuis l'arrêt des marches hebdomadaires, le 13 mars 2020, à cause de la pandémie de Covid-19.

Une scène suffit à résumer la situation que vit aujourd'hui le pays. Elle se déroule en plein milieu de la manifestation organisée dans la capitale, Alger, ce lundi 22 février, jour marquant le deuxième anniversaire du hirak : une ligne bleue de policiers charge de front le carré le plus proche de manifestants, interpellant dans le tas avant de repartir avec un maigre butin, soit deux jeunes interpellés. En face, le slogan est clair et net : « Police injuste ! », scande une foule de manifestants qui s'étend comme tache d'encre sur la rue centrale de Didouche-Mourad à Alger.

Le flux et le reflux des forces de l'ordre face à ce que certains espèrent être un réveil du hirak ressemblent aux hésitations et, souvent, aux malentendus qui minent la relation entre un pouvoir qui ne cesse, d'un côté, de bénir une partie du hirak (celui qui a fait tomber Bouteflika) et, de l'autre côté, de le maudire presque. « Nous ne sommes pas là pour fêter [le second anniversaire], mais pour vous faire dégager ! » clament ces milliers de manifestants à Alger et ailleurs, dans d'autres villes, renouant avec les manifestations depuis leur suspension, en mars 2020, pour cause de pandémie du coronavirus.

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