Algérie : le hirak, deux ans déjà

Par Le Point Afrique (avec AFP)
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Deux ans après son lancement, le mouvement du hirak n'a rien perdu de son souffle. 
Deux ans après son lancement, le mouvement du hirak n'a rien perdu de son souffle.

En ce lundi 22 février 2021, tous les regards sont tournés vers l'Algérie et notamment Alger, la capitale. Et il y a clairement comme un air de déjà-vu. La ville est quadrillée par la police depuis ce matin à la suite d'appels à manifester lancés sur la Toile pour le deuxième anniversaire du soulèvement populaire du hirak, qui tente de se remobiliser après un an d'interruption dû à la crise sanitaire.

Des barrages de police ont été mis en place sur plusieurs axes routiers menant à la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP. Et un impressionnant dispositif policier a été déployé en ville, où l'on pouvait entendre des hélicoptères survoler Alger tandis qu'une pluie fine lavait les rues du vent de sable de la veille. Très visibles, les forces de l'ordre procédaient à des contrôles d'identité près de la Grande Poste, lieu de rassemblement emblématique du hirak, en particulier des jeunes. Malgré ce dispositif, des protestataires ont commencé à défiler à la mi-journée, selon les mêmes sources.

En province, des marches ont elles bel et bien démarré, notamment à Annaba, Oran, Béjaïa, Sétif, Bouira, Mostaganem et Constantine, selon les réseaux sociaux et des témoignages recueillis par l'Agence France-Presse.

Déclenché le 22 février 2019, le hirak, mouvement de protestation populaire inédit en Algérie, avait poussé Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis deux décennies, à la démission deux mois plus tard. Ce mouvement pacifique a dû suspendre en mars 2020 ses [...] Lire la suite