Algérie : la "fille cachée" de Bouteflika est jugée en appel samedi pour corruption

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Le procès en appel de la soi-disante "fille cachée" de l’ancien président algérien démarre samedi à Alger. Surfant sur un qui-propos et les intérêts bien compris de dignitaires du régime, Zoulikha Nachinache, dite "madame Maya", se faisait passer pour la "fille illégitime" d’Abdelaziz Bouteflika afin d’accumuler les investissements. Mais dans un pays où les impostures sont nombreuses pour obtenir des passe-droits, être la fille, même "cachée", d’un président déchu peut se retourner contre vous.

Trois mois après la chute de Bouteflika, chassé du pouvoir en avril 2019 par un soulèvement populaire, la richissime dame de 66 ans est emportée par la campagne anti-corruption. Elle est arrêtée puis condamnée en octobre dernier à 12 ans de prison pour "blanchiment d’argent", "trafic d’influence", "dilapidation de deniers publics". Lors de son arrestation, les policiers avaient retrouvé dans sa villa cossue près de 800.000 euros en dinars algériens, 270.000 euros et 30.000 dollars.

"Madame Maya" aurait eu pendant longtemps ses entrées au palais présidentiel

Après la chute d'Abdelaziz Bouteflika, la justice algérienne avait, en effet, lancé une série d'enquêtes pour corruption. Les condamnations en série à de lourdes peines de prison ont dévoilé l'ampleur de la corruption et des fortunes amassées par les hommes du sérail de l'ancien chef d'Etat, touchant anciens ministres, hauts fonctionnaires, homme d'affaires, et jusqu'à son frère et proche conseiller Saïd Bouteflika.

"Madame Maya" aur...


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