Algérie : un crime homophobe à la cité universitaire de Ben Aknoun provoque la colère des étudiants

Alain Chémali
Jeune étudiant en médecine, Assil Belalta a été retrouvé égorgé dans sa chambre de la résidence universitaire Ben Aknoun d'Alger. Une inscription homophobe écrite sur le mur avec le sang de la victime soulève une vague de colère dans la communauté universitaire.

Agé de 21 ans et étudiant en troisième année de médecine, Assil Belalta était originaire de la Wilaya de Bordj Bou Arreridj en Kabylie. Il a été retrouvé mort en début de soirée, le 10 février 2019, dans sa chambre de la résidence universitaire Taleb Abderahmane II, de Ben Aknoun à Alger.

Egorgé et lardé de coups de couteau

Selon les premiers témoignages de ses amis sur Facebook, rapportés par Algérie on line, le jeune garçon était retourné à sa chambre vers 19 heures. Il aurait, "selon toute vraisemblance, été suivi par deux inconnus". Son corps égorgé et lardé de coups de couteau a été retrouvé plus tard, baignant dans son sang.

Selon la presse algérienne en ligne, les deux suspects ont pu prendre la fuite sans être inquiétés emportant avec eux les clés de la voiture de la victime.

Ils ont également pris le temps de signer leur crime d’une inscription homophobe, en écrivant avec son propre sang les mots "his gay" (sic) sur le mur de sa chambre.

La découverte du crime a aussitôt mis en ébullition les étudiants de la résidence. Encore sous le choc, ils se sont rassemblés devant les bâtiments administratifs en signe de protestation.

Selon des images diffusées par la chaîne El Bilad TV, le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdelkader Hadjar, qui s’est rendu sur les lieux le soir même, s’est retrouvé encerclé par des étudiants en colère.

Choqué par la mort de son ami et la manière dont il a été tué

Colère exprimée également sur les réseaux sociaux, où la nouvelle (...)

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