Algérie: les condamnations des responsables de l'ancien régime se poursuivent

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Mardi 12 octobre, le tribunal d'Alger a condamné Saïd Bouteflika, frère cadet et conseiller influent de l'ancien président, à deux ans de prison ferme pour avoir entravé « le bon déroulement de la justice ». Plusieurs autres responsables politiques et de puissants hommes d’affaires ont été arrêtés après la chute du régime d'Abdelaziz Bouteflika début avril 2019, sous la pression des manifestations du Hirak et de l'armée. Ils ont été placés en détention préventive ou condamné notamment pour des faits de corruption.

Dans la majorité des cas, les caciques de l'ancien régime algérien sont condamnés pour des faits présumés de corruption, de détournements, d'abus de fonction ou de financements occultes de campagne électorale. Il s'agit de dizaines d'ex-hauts dirigeants politiques, des patrons et des cadres du clan Bouteflika. Ils sont aujourd'hui détenus dans la prison El-Harrach à Alger.

C'est le cas de deux anciens premier-ministres, Abdelmalek Sellal et son successeur Ahmed Ouyahia. Tous deux, qui ont occupé à quatre reprises le poste de Premier ministre (deux fois chacun), ont été condamnés à plusieurs reprises pour diverses malversations.

En outre, sept ex-ministres sont derrière les barreaux. Parmi eux Tayeb Lauh, l'ancien ministre de la justice, ou Abdelghani Zaalane, ancien ministre du transport et éphémère directeur de campagne du candidat Bouteflika pour un cinquième mandat. Un huitième, Abdeslam Bouchareb, ancien ministre de l'Industrie et des mines, a été condamné à vingt ans de prison ferme mais a fui à l'étranger.

Deux généraux dorment également en prison : Mohamed Mediène, dit Toufik, et Bachir Tartag, ainsi que deux secrétaires généraux du FLN, mais aussi le chef de la police nationale et de nombreux hommes d'affaires influents, comme le chef du patronat Ali Haddad ou Mahieddine Tachkout, l'un des plus importants concessionnaires d’automobiles d'Algérie.

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