Algérie: Anis Rahmani, PDG du groupe Ennahar, placé en détention provisoire

Une nouvelle figure réputée proche du clan de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika a été placée en détention provisoire ce vendredi 14 février. Il s'agit d'Anis Rahmani, le puissant propriétaire et PDG du groupe de média privé Ennahar.

« La juge d'instruction [...] a ordonné le placement de notre collègue et directeur Anis Rahmani en détention provisoire. » C'est par ces mots que la chaîne Ennahar TV a annoncé l'arrestation de son patron, sans en détailler les motifs.

L'homme d'affaires, de son vrai nom Mohamed Mokadem, était en garde à vue depuis mercredi 12 février. D'après l'agence de presse officielle APS, il est poursuivi dans une « affaire d'acquisition d'avantages indus » et de « détention de comptes bancaires à l'étranger ».

Opération « mains propres »

Personnage controversé longtemps considéré comme proche du clan Bouteflika, Anis Rahmani semble être une nouvelle victime de la vaste campagne anti-corruption lancée depuis la démission du dirigeant, en avril dernier.

Cette opération « mains propres » a déjà conduit plusieurs personnalités algériennes derrière les barreaux. En décembre, Armed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, deux anciens Premiers ministres d'Abdelaziz Bouteflika ont respectivement écopé de 15 et 12 ans d'emprisonnement pour des malversations liées à des marchés publics.

Autre figure à avoir fait les frais de cette campagne anti-corruption : Ali Hadad, l'ancien président du forum des chefs d'entreprises, condamné à 7 ans de prison, dans ce même dossier. Tous les trois restent inculpés dans d'autres affaires.

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