Algérie : 50 ans après, la nationalisation du pétrole en question

Par Radouan Andrea Mounecif* pour Theconversation.com
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Mars 1957, dans le Sahara algérien, pétrole jaillissant des installations d'Edjeleh. 
Mars 1957, dans le Sahara algérien, pétrole jaillissant des installations d'Edjeleh.

Le 24 février 1971, il y a 50 ans, le président Houari Boumediene annonçait aux cadres syndicaux de l'Union générale des travailleurs algériens sa décision de nationaliser l'industrie des hydrocarbures. Cette prise de contrôle par l'État de l'infrastructure de transport et de production, ainsi que de 51 % des actifs des entreprises pétrolières françaises, entraîne, à l'époque, un renversement des rapports de force entre anciens colonisateurs et anciens colonisés.

En prenant possession du pétrole et du gaz du Sahara, les Algériens accèdent à des ressources qu'ils pourront mettre au service des projets de développement du pays. Pour la France, cette décision implique la perte du monopole qu'elle avait imposé sur les gisements sahariens lors de la découverte d'Hassi Messaoud en 1956.

Ces deux perceptions opposées d'un même événement, relayées par les médias et les responsables politiques, ont contribué à renforcer le conflit de mémoires et à limiter la compréhension de l'histoire des relations franco-algériennes.

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En France, la nationalisation des hydrocarbures est présentée comme une page douloureuse de l'histoire de l'énergie. Dans ce sens, la prise de contrôle des entreprises françaises est associée à la fin de la longue phase de prospérité économique commencée dans l'après-guerre. Autrement dit, l'avènement de l'ère de la pénurie d'esse [...] Lire la suite