Alexeï Navalny transféré à l'hôpital par les autorités russes, inquiétudes sur son état de santé

S.B.M
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L'opposant russe Alexeï Navalny comparaît devant un tribunal à Moscou, le 2 février 2021  - Handout © 2019 AFP
L'opposant russe Alexeï Navalny comparaît devant un tribunal à Moscou, le 2 février 2021 - Handout © 2019 AFP

Les services carcéraux russes ont décidé ce lundi de transférer vers un hôpital pour prisonniers l'opposant russe Alexeï Navalny, en grève de la faim depuis environ trois semaines, tout en jugeant son état de santé "satisfaisant"

"Une commission de médecins (...) a décidé de son transfert vers une unité hospitalière pour les condamnés qui se trouve sur le territoire de la colonie pénitentiaire n°3 de la région de Vladimir", a indiqué le service carcéral de cette région dans un communiqué.

Des sanctions possibles contre la Russie de la part de Washington

"L'état de santé d'Alexeï Navalny est jugé satisfaisant actuellement, il est ausculté quotidiennement par un médecin-thérapeute", dit-il. Selon la même source, "avec l'accord du patient, il lui a été prescrit une thérapie vitaminée".

L'état de santé de l'opposant, qui selon ses partisans risque de graves problèmes cardiaques et rénaux pouvant entraîner la mort, est d'autant plus inquiétant qu'il a survécu il y a moins d'un an à un empoisonnement par une substance neurotoxique.

Alexeï Navalny, qui a annoncé avoir cessé de s'alimenter le 31 mars pour dénoncer son traitement en prison et notamment le fait qu'il ne soit pas traité pour de graves douleurs au dos, avait indiqué sur les réseaux sociaux qu'il ne consommait que de l'eau.

Selon lui, il a par ailleurs été menacé d'être nourri de force, une option qu'ont les autorités russes en cas de refus de s'alimenter d'un prisonnier. Les annonces de lundi interviennent alors que les partisans d'Alexeï Navalny ont estimé ce weekend que l'opposant risquait de mourir à tout moment.

Les Européens, "très inquiets" pour la santé de l'opposant russe, réclamaient qu'il soit hospitalisé. L'Allemagne et la France ont insisté elles sur un "traitement médical adéquat" par des médecins ayant "la confiance" d'Alexeï Navalny et réclamé sa libération immédiate. Washington a averti dimanche qu'il y aurait des "conséquences" pour Moscou si l'opposant mourait. De son côté, le Kremlin a affirmé ce lundi qu'il n'assurera pas de suivi de l'état de santé d'Alexeï Navalny.

Article original publié sur BFMTV.com