Alerte sanitaire sérieuse sur un produit utilisé lors des dialyses

Libération.fr
L'entrée du siège du l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), à Paris, le 17 octobre 2017. Photo Alain Jocard.

Après la publication d'une étude sur un produit utilisé dans les dialyses, montrant une très forte surmortalité, révélé par «Le Monde», une réunion de crise s'est tenue ce mercredi à l'Agence du médicament.

Ambiance tendue pour une situation de crise. La réunion organisée mercredi matin à l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) sur les risques posés par un produit de dialyse au citrate s’est déroulée dans une atmosphère grave. Et pour cause : selon le quotidien Le Monde, qui a révélé l’histoire dans son édition du 5 décembre, ce sont «des centaines de personnes dialysées qui pourraient avoir perdu la vie prématurément» en raison d’un nouveau produit qui est utilisé de plus en plus fréquemment.

Tout démarre lors du congrès de néphrologie qui s’est tenu le 3 octobre dernier. Ce jour-là, une étude présentée par le docteur Lucile Mercadal (Inserm et hôpital de la Pitié-Salpêtrière) menée à partir des données du registre REIN géré par l’Agence de biomédecine a montré que 40 % des personnes traitées avec ce liquide de dialyse présenteraient une surmortalité par rapport à celles traitées avec d’autres produits. 20 % des 47 000 personnes souffrant d’insuffisance rénale traitées par dialyse en France sont traitées par un produit au citrate, introduit sur le marché en 2012. Or, sur cette proportion, 40 % présenteraient une surmortalité. C’est-à-dire autour de 4 000 personnes, ce qui est impressionnant. Certains relèveront qu’il s’agit d’une étude rétrospective qui peut donc comporter des biais. Il n’empêche, le signal d’alarme est fort. Et il a tardé à être tiré. Cette présentation lors de ce congrès n’a pas été publiée et, surtout, elle n’a pas été transmise à l’ANSM qui «s’est étonnée qu’aucun professionnel de santé n’ait songé à saisir l’agence». C’est l’association de malades, Renaloo qui l’a apprise fortuitement la semaine dernière et qui l’a aussitôt transmise à l’ANSM. «Cela nous paraissait évident de réagir au plus vite», nous raconte une (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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