Les coupes menstruelles au cœur d'une alerte de la DGCCRF

Les coupes menstruelles ne sont pas moins dangereuses que les tampons en ce qui concerne le syndrome du choc toxique.

SANTÉ - Attention aux coupes menstruelles. Moins chères et plus écologiques que les tampons, les “cups” sont de plus en plus utilisées comme alternative à ceux-ci. Mais elles peuvent être tout aussi dangereuses, alerte ce jeudi 28 mai la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Selon une étude révélée par Franceinfo, les coupes menstruelles peuvent, au même titre que les tampons, provoquer un syndrome du choc toxique (SCT), pouvant entraîner amputations et aller jusqu’au décès de la personne. Le problème, c’est que ces informations ne figurent pas encore sur les notices des coupes menstruelles.

Franceinfo avance que sur certaines notices, il est indiqué que la coupe menstruelle peut être portée de 4 à 12 heures, or les recommandations des autorités sanitaires sont d’une utilisation de 8 heures maximum et de ne pas utiliser ce genre de protections la nuit.

Infection rare, mais potentiellement mortelle

Le SCT est une infection qui, si elle reste rare -une vingtaine de cas par an- a des conséquences graves et peut même provoquer la mort des femmes qui la contractent. Après le port prolongé d’une protection périodique, des toxines sont produites par deux types de bactéries présentes dans le vagin, les staphylocoques dorés et les streptocoques B. De cette prolifération découle une infection. 

Ce n’est pas la première fois qu’une alerte de ce type est exprimée. En 2017, une enquête du Centre national de référence du staphylocoque des Hospices Civils de Lyon (HCL), avertissait déjà sur le risque de contracter un SCT en cas de port prolongé de la coupe menstruelle.

En janvier 2020, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) appelait elle aussi à la prudence.

Plusieurs cas de SCT suite à l’utilisation d’une coupe menstruelle ont contribué à insister sur leur potentielle dangerosité. Franceinfo relate le cas de Sandrine Graneau, 37 ans et infirmière en...

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